Affiches réalisées par Clara Denidet dans le cadre de la récolte de matériaux, 2026.
TXALAPARTALABAK
Recherche ethnomusicologique et exploration plastique au service de la mémoire collective.
CLARA DENIDET, artiste plasticienne
MAYLIS RAYNAL, artiste sonore, autrice-compositrice et chanteuse
Février 2026 - Avril 2027
Résidence de recherche, création et production
Pour la première fois les artistes unissent leurs pratiques artistiques avec l'envie de créer une sculpture-instrument qui questionne les usages, les formes, les matériaux de la txalaparta. Un assemblage de planches en bois considéré comme un instrument de percussion, joué par des txalapartaris avec des bâtons de bois dans divers moments de la vie sociale.
La txalaparta serait associée à un moyen de communication entre les hameaux ou entre les vallées du Pays basque. Utilisée pour annoncer un événement, signaler ou encore alerter. Les txalapartaris joue et se répondent par le txakun (2 coups), le txan (1 coup) , le ttukuttun (3 coups). Chacun joue dans les espaces vides de l'autre. L'origine remonterait au XVème siècle, et « […] constitue une chaîne avec le passé, rattachée à la tradition orale et à un contexte rural." Josu Goiri
La sculpture-instrument fera l'objet d'une résidence itinérante qui donnera lieu à une programmation sous formes d'atelier, de table ronde, de journée d'étude, et d'activation de l'œuvre.Ce projet s’amorce avec une phase de recherche et de création conduite sur l’année 2026 avec la constitution d’un groupe de recherche qui accompagnera les artistes.Cette phase sera dédiée à une compréhension anthropologique, sociologique, musicologique de la txalaparta : son histoire, ses origines, ses usages rituels et communautaires, ainsi que les rôles qu’elle a joué dans la société basque et dans les autres cultures.
Puis les artistes engageront une expérimentation plastique et sonore des matériaux - bois, verre, pierre, métal, céramique, porcelaine, textile. Celle-ci sera réalisée en collaboration avec des artisan*es : ébéniste, forgeron*e, tisserand*e, feutrier*e., tailleurs sur pierre.L’aspect mémoriel des matériaux participe à une démarche partagée qui tisse des liens entre pratiques traditionnelles et contemporaines. Aussi, la prospection et la recherche des matériaux font partie intégrante du projet.
Ce lien à l’existant, aux mémoires d’usages passés, charge la pièce d’une histoire collective qui dépasse le champ de la création sonore ou plastique. La pièce intègre dans sa conception même la convergence des pratiques, qu'elles soient populaires, domestiques ou historiques. Cette inclusivité s’étend ainsi jusqu’à ses activations élargies auprès des différents publics
Biographie des artistes
Clara Denidet,
Artiste plasticienne et autrice.
Vit et travaille entre la Bourgogne et le Béarn.
Sa recherche se déploie dans le champ des arts visuels par la sculpture, l’installation, mais aussi par la forme performative et l’écriture. Son travail souvent mené en itinérance, se nourrit des rencontres de terrain, questionne nos manières d’habiter dans une approche anthropologique volontairement amateure, expérimentale, moins experte que bricoleuse. À cet endroit, une forme de pensée magique et pratique se convoque comme un outil. Avec un intérêt accru pour les savoirs et savoir-faire - ceux qui ne s’apprennent pas dans les livres ni à l’école - ceux qui s’incorporent par l’observation participante et le bouche-à-oreille - elle développe ses recherches autour des modes de transmission détournés, contenus autant dans les objets, le vivant, les gestes, que transportés par les individu·es et les groupes. Depuis quelques années, elle propose des expériences collectives qui portent attention à l’émergence de la parole et du soin dans le « faire à plusieurs mains ».
Clara Denidet est née en 1991, dans la Nièvre. Elle est diplômée de la HEAR Strasbourg en 2014. Ces dernières années, ses travaux et recherches ont été accueillis aux Centre d’Art les Capucins (Embrun), au CAC de Brétigny-sur-Orge, au Bel Ordinaire (Pau), à la Galerie du Dourven (Locquémeau), au FRAC Lorraine (Metz), au FRAC Alsace (Sélestat), au FRAC Bourgogne (Dijon), au Cetate Arts Danube (Roumanie), au Kunststiftung BW (Stuttgart) ou au CEAAC (Strasbourg). Elle est également membre du collectif 47-2 qui développe des projets culturels et artistiques en milieu rural.
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https://claradenidet.com/
Maylis Raynal
Artiste sonore, chanteuse et compositrice.
Vit et travaille à Bayonne.
Maylis Raynal grandit au Pays basque et suit des formations en composition électroacoustique, composition instrumentale et vocale, musique à l’image, écriture, piano et chant traditionnel au conservatoire de Bayonne puis de Toulouse. Après l’obtention de ses DEM (Diplômes d’Études Musicales), elle intègre le PSPBB (Pôle supérieur d'enseignement artistique Paris Boulogne-Billancourt) en composition électroacoustique. En 2018 elle obtient le master Acousmatique et Arts Sonores à l’UPEM en partenariat avec le GRM (Groupe de Recherche Musicale).
Maylis est compositrice et interprète dans la compagnie de création sonore et musicale Alcôme, membre du collectif Myr’ qui travaille autour des mondes de l’imaginaire, collabore avec le spectacle vivant (danse et théâtre) et travaille actuellement à la création sonore d’un projet de film interactif “Drei Liebe”, de Léon Lachamp. Elle est également chanteuse dans le trio de chant craditionnel “Les Cop(i)nes”, membre du groupe de musique trad augmentée “Lurodei” et débute son projet personnel de chansons, “May”.
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https://maylisraynal.bandcamp.com/
DIMANCHE 14 DÉCEMBRE 2025
IRUTEN ARI NUZU
JE SUIS EN TRAIN DE FILER
Lancement du livre
Maison Gamboia, Hasparren

Ex-libris, Palefroi x Haran Ubel, 2025.
Les préventes sont ouvertes, avec en édition limitée, un ex-libris pour les 100 premières commandes.
Commandez le livre dès à présent ici
Une édition bilingue basque-français de 96 pages, imaginée par le duo d'illustrateur*rices Palefroi, Marion Jdanoff et Damien Tran, en collaboration avec Mari Campistron, fondatrice de la micro-édition Haran Ubel et le graphiste Pierre Tandille lors d’une résidence cet été, et imprimée en risographie par Haran Ubel, aux Aldudes, au Pays basque cet automne.
Un hommage aux femmes qui, autrefois travaillaient le lin pour tisser du linge comme dot, que l'on retrouve encore aujourd'hui dans les armoires de nos grands mères.
Les dessins réalisés par Palefroi entrent en dialogue avec cette mémoire au travers des chants, des récits, des témoignages, des archives récoltés après de longues recherches menées par les associations Haran Ubel, la Capsule Bleue et la réciproque.

Risographie, Palefroi x Haran Ubel, 2025.
Avec l’association COOP et le centre d’art image/imatge, au printemps 2021 nous imaginons Points de liage sur échiquier perforé : un programme pluridisciplinaire qui s’intéresse aux mutations du patrimoine agricole linier, artisanal tisserand et industriel textile. À travers un ensemble de rendez-vous - ateliers, rencontres, résidence, exposition - proposés entre juillet 2021 et septembre 2022, il s’agissait de regarder cette histoire par les prismes complémentaires de la recherche, de la transmission et de la création avec le désir de relier cet héritage à des problématiques contemporaines, tout aussi actuelles dans le champ de l’art que dans le débat sociétal.
Au même moment, nous apprenons que l’avant dernier tisserand au Pays basque, Onatiss à Saint-Palais, met fin à son activité de tissu basque en coton, perpétuée depuis plusieurs générations. Nous allons alors à sa rencontre. Nous – membres de l’association COOP et de l’association la réciproque - avons à cœur de trouver un moyen de continuer à faire vivre ce m.patrimoine tout en réactivant la mémoire autour de nos recherches engagées sur le linge blanc avec ses bandes bleues. Nous décidons de faire l’acquisition de quelques métiers à tisser d’Onatiss. Nous nous formons auprès de tisserandes, gareurs, mécanicien*es avec la volonté de réintroduire des savoirs sur le territoire.
DIMANCHE 20 JUILLET 2025
IRUTEN ARI NUZU
JE SUIS EN TRAIN DE FILER
Présentation de l'édition
Bar alfaro ostatua
D948 Route d'Urepel, 64430 Aldudes.
11h-14h
Sur invitation de l'association LA CAPSULE BLEUE - atelier de tissage mécanique spécialisé dans le lin à Saint-Martin-d'Arrossa - les associations HARAN UBEL (Urepel) et LA RÉCIPROQUE (Hasparren) ont rassemblé des fragments de travaux d’historien·nes, d’ethnologues, d’anthropologues, de chercheur·ses, ainsi que des témoignages autour du patrimoine linier et tisserand recueillis par nos soins au Pays basque et plus largement dans le Béarn.
Nous vous donnons rendez-vous pour une rencontre organisée dans le cadre des résidences annuelles de l'association HARAN UBEL, micro-édition à Urepel, qui accueille actuellement le duo d’illustrateur.ices PALEFROI composé de Marion Jdanoff et Damien Tran afin d'imaginer une édition autour de ces recherches.
Cette rencontre sera suivie d’un déjeuner, à réserver par téléphone +33 5 59 37 58 61.
Nous imaginons LA CAPSULE BLEUE : un atelier de tissage mécanique dédié au lin. Implanté à Saint-Martin-d’Arrossa depuis 2023, il a été pensé comme un lieu de rencontres où se croisent tisserand.es, artistes, designers, ingénieur.es, étudiant.es et habitant.es, la capsule bleue se consacre à la fabrication de ce linge en lin blanc à bandes bleues, puis s’en suivra, l’expérimentation autour du tissage du lin.
Tel un maillon d’une chaîne vers un passé, tout en s'insérant dans la contemporanéité d’un territoire, à l’automne 2024, nous avons engagé une collaboration avec l’association HARAN UBEL pour créer une édition en collaboration avec le duo d’illustrateur.ices PALEFROI.
Iruten ari nuzu reçoit en partie, les soutiens de l'Institut Culturel Basque, de la Communauté d'Agglomération Pays basque, et de la Région Nouvelle Aquitaine.
Dimanche 25 mai 2025
à la Maison Gamboia
Exposition Sorgin-orratz bat egongelan
Lecture Continent Ovale
ANNE-LAURE GARICOIX
15h-17h
Concert en acoustique
LURODEI
MAYLIS RAYNAL & MANON HIRIGOYEN
18h-19h

Anne-Laure Garicoix, 2025.
Biographie de l'artiste
Ma pratique traverse plus largement la peinture et le dessin dans laquelle se croise étroitement les frontières entre picturalité et approches graphiques. Je cherche par l’usage des mots des associations d’idées que je déploie sous la forme de paysages vifs et mouvants, inspirés de récits reliés à la Terre, aux éléments; des surfaces où fusionnent et se tissent des corps et des formes organiques qui oscillent entre recouvrement et dévoilement.
À ces deux disciplines régulières vient s’ajouter celle de l’écriture, l’écriture par une approche de la forme poétique mais aussi celle d’un langage graphique à investir dans les images.
J'ai été invitée en 2023 par Le Second Jeudi pour le projet éditorial d’un numéro des cahiers de la Villa Madeleine.
Dernièrement j'ai publié deux auto-éditions, l’une est un recueil de poésie et de dessins Continent ovale édité en 2023, l’autre est la parution en 2024 d’une édition limitée, À l’ombre des vies, fragments d’un discours amoureux après la mort, un objet-livre réalisé à partir d’une série de dessins imprimés et d’une partie sérigraphiée en collaboration avec la graphiste et illustratrice Edith Mercier.
Continent ovale est une traversée dans des paysages communs qui touchent au corps et à ses alentours. On y croise un certain nombre de questions dans lesquelles se déploient un mouvement, une voix qui commence tout juste à parler ; elle vient expliquer ce dont elle est témoin, elle raconte ses pensées, elle imagine des situations, elle creuse les couches d’images, parfois elle s’adresse à d’autres voix, celles qu’elle a bien connues dans un coin de sa tête, celles qui accompagnent, celles qui manquent mais qui savent se faire fantômes. Texte Anne-Laure Garicoix
Sorgin-orratz bat egongelan
ANNE-LAURE GARICOIX
L’association la réciproque poursuit ses rendez-vous à la Maison Gamboia entre des artistes plasticien·nes, des danseur·euses, chorégraphes, commédien·nes et musicien·nes.
Pour cette nouvelle saison, nous invitons l’artiste plasticienne et autrice Anne-Laure Garicoix.
Pour la première fois, l’artiste expérimente une installation dans des espaces domestiques, où se répondent des volumes en céramique, des dessins, des peintures, en partie suspendu·es ou peut-être en lévitation. Tout autant de mondes mouvants de poésie.
En partant de ses recherches et du nom de la maison gamboia, signifiant courbe de rivière, Anne-Laure Garicoix convoque "les éléments qui entourent le lieu de vie, l’eau et la terre." L’imaginaire de l’artiste génère "des mythes qui évoquent ce que retienne et abrite les murs d’une maison, les esprits, les fantômes, les transformations, les vies passées et celles en devenir." Par associations d’images et par intérêt pour les multiples sens des mots, est apparue la figure de la libellule.
Sorgin-orratz bat egongelan traduit en français par une libellule dans le salon ou en décortiquant chaque mot l’aiguille de la sorcière dans le salon, est une invitation à traverser des mondes-paysages habités par des couleurs, des silhouettes qui veillent aux fenêtres et dont la lumière arrive presque à percer leurs histoires.
Anne-Laure Garicoix est artiste plasticienne, diplômée de l'École supérieure des beaux-arts de Nantes, vit et travaille à Bayonne et fait partie des ateliers de la Villa Madeleine, à Boucau. Elle enseigne à l’École Supérieure d’Art Pays-Basque.
www.instagram.com/annelauregaricoix/
Sorgin-orratz bat egongelan reçoit en partie, le soutien de la Communauté d'Agglomération Pays basque dans le cadre du plan de relance culturel, Berpiztu.
LURODEI
Concert en acoustique
En résonance à l’exposition
SORGIN-ORRATZ BAT EGONGELAN
Nous vous invitons à poursuivre la rencontre autour des œuvres d'Anne-Laure Garicoix avec un concert en acoustique de LURODEI.

Maylis Raynal & Manon Hirigoyen puisent leur inspiration dans le chant basque traditionnel, qu’elles teintent de sons électroniques et d’ondes envoûtantes. Au rythme des nuances de leurs voix et de leurs instruments - synthétiseur basse, percussions, stompbox, tambourin à cordes, violoncelle, shrutibox, sansula, glockenspie – LURODEI nous emmène en promenade dans un monde suspendu quelque part.Le duo compose et écrit en basque et en français.
Biographie des artistes
Maylis Raynal est chanteuse, compositrice et artiste sonore. Elle grandit au Pays basque et suit des formations en composition électroacoustique, composition instrumentale et vocale, musique à l’image, écriture, piano et chant traditionnel au conservatoire de Bayonne puis de Toulouse. Après l’obtention de ses DEM, elle intègre le PSPBB en composition électroacoustique. En 2018 elle obtient le master Acousmatique et Arts Sonores à l’UPEM en partenariat avec le GRM. Maylis est compositrice et interprète dans la compagnie de création sonore et musicale Alcôme, membre du collectif Myr’. Elle est chanteuse dans le trio de chant craditionnel Les Cop(i)nes et débute son projet personnel de chansons, “May”.
Manon Hirigoyen suit les cours de danse classique, de violoncelle et de musique traditionnelle au Conservatoire de Bayonne. Elle poursuit ses études en Sciences du Langage à Toulouse, ainsi que le DEM de musique traditionnelle. Le chant polyphonique est central dans sa pratique musicale, que ce soit dans le trio Les Cop(i)nes ou l’ensemble vocal Bostgehio avec qui elle enregistre des choeurs pour François & the Atlas Mountains, Rone, La Compagnie des Musiques Télescopiques... En parallèle, elle est formatrice en expression vocale et corporelle, art-thérapeute par la voix et l’expression scénique. Ses ateliers s’adressent à des publics adaptés ou tout venant. Depuis 2022, elle dirige les Buhaminak, un choeur féminin bayonnais.
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Collectif
TIZINTIZWA
Soumeya Ait Ahmed, Curatrice et artiste-chercheuse
Nadir Bouhmouch, Cinéaste et écrivain
Montasser Drissi, designer graphique
Oumaima Abaraghe, artiste visuelle
Houda Jouaij, artiste sonore
Tizintizwa ("col des abeilles") est un collectif d'art et de recherche polydisciplinaire qui agit comme un ensemble de prétextes à la création collective et à la pollinisation croisée. Leur pratique est ancrée dans une démarche commune et collective, dans la recherche de résonances dans la différence et dans la revendication de l'hétérogénéité de la nature et de la culture.
Se préoccupant essentiellement de l'agriculture, des luttes écologiques, de l'oralité, de la mémoire collective et de l'histoire populaire, ils interviennent à travers le film et le texte, la photographie et le son, la performance et la publication, la fiction et la non-fiction, le réel et le magique, l'oralité et la littérature, l'archive sous forme de légende, la légende à titre d'archive, l'ancestral et le contemporain, l'ancestral qui reste contemporain et le contemporain qui se veut ancestral. Ils collaborent souvent avec des agriculteurs et des paysans, documentent l'oralité et les connaissances ancestrales, observent les transformations écologiques, lancent des conversations interrégionales et soulignent l'importance de la transmission transgénérationnelle et des relations entre la terre et les gens.
Ils ont participé à de nombreuses manifestations artistiques, notamment la Documenta 15, la 35e Biennale de Sao Paulo, l'Eye Museum, Baltic Contemporary et l'International Documentary Festival d'Amsterdam. Tizintizwa a aussi lancé AWAL, un projet collaboratif d'archivage du génie oral et un programme de résidence qui forme des chercheurs et des artistes pour encourager la documentation audiovisuelle des traditions orales en perdition dans les montagnes de l'Atlas marocain et dans le sud-est du pays.
Extrait de texte, portfolio Tizintizwa.
2025
Résidence de recherche itinérante
sur invitation du FRAC Poitou-Charentes
en collaboration avec la Forêt d'Art Contemporain (Sabres), Trapèze (Saint-Jean-d'Angély), la Maison des écritures (La Rochelle).
Exposition à venir
au Frac Poitou-Charentes (Angoulême)
au printemps 2026.
Un projet soutenu par le contrat de filière arts plastiques et visuels Nouvelle-Aquitaine, par l'Institut Français et la région Nouvelle-Aquitaine.






























